Amitié et passion pour l’art

T’ANG HAYWEN ET LESZEK KANCZUGOWSKI

T’ang Haywen et Leszek Kanczugowski, parc Château de Wilanow – Varsovie (1990).

T’ang Haywen était un personnage lumineux comme pouvait l’être sa peinture, il avait une vision du monde étonnante, mêlant de vastes connaissances à une profonde simplicité, tout comme son âme chinoise à une riche culture occidentale. Sa peinture est comme un vent soufflant entre ces deux civilisations. Pour lui comme pour moi cet échange s’est révélé d’une grande richesse.

Leszek Kanczugowski

Leszek Kanczugowski est historien de l’art, commissaire d’exposition et animateur de la vie artistique et culturelle franco-polonaise.

« T’ang nous a montré sa fascination curieuse envers le monde et envers les personnes pour lesquelles la culture, et tout particulièrement l’art – sous toutes ses formes – constituent des ponts, deviennent les messagers qui permettent la communication entre les âmes. En 1988, je lui ai fait découvrir le poète polonais Cyprian Norwid, ce qui suscitera chez T’ang le vif désir d’un voyage en Pologne », Leszek Kanczugowski.

« Norwid, admiré par Henri Bergson, André Gide, Joseph Brodsky et Jean Paul Il. Son influence a été décisive pour le développement de la culture polonaise de la première moitié du X/Xe siècle dans le domaine de la poésie, du théâtre, des arts plastiques. Norwid se distingue par l’universalisme de sa pensée qui, selon son principe préféré de l’harmonie des contraires, puise à la fois dans la spiritualité de l’Occident et dans celle de l’Orient, surtout de l’ancienne Chine, comme le confucianisme et le taoïsme ».

« À l’heure ou ces deux parties du monde se rapprochent et collaborent, l’importance de la pensée de Norwid revêt une actiialité capitale et peut servir de pont entre ces deux civilisations comme c’est déjà le cas de la musique de son ami. », Frédéric Chopin.

« En Chine, Il existe aujourd’hui encore un ordre Qui connaît la vertu de respecter les chiffons de papier écrits Et les ramasse de la poussière ou le vent les chasse, Pour que la lettre vainement ne s’abîme en ce monde.

Plus d’une pensée chez les Slaves dans un acte-immature van 1e, serait un livre-mur à Pékin!
C’est pourquoi le Chinois toujours ressemble à l’éternité, Alors que pour lui-les Slaves sont d’une lâche inconstance. Mais, chez les Chinois, il y a dans la plus infime chose Un accomplissement minutieux bien que de moindre ardeur. Leurs œuvres ressemblent aux produits flamands Malgré les différences d’idées, le luxe de moyens… »

Trad.C.H.du Bord et CH. Jezewski in: Krzysztof A. Jezewski. Cyprian Norwid et la pensée de L’Empire du Milieu

Carte de vœux personnalisée à la main (5×10 cm).

L’invitation à l’exposition à Bedar avec l’autobiographie de T’ang Haywen.

Une correspondance de T’ang Haywen à Leszek Kanczugowski.

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